Livres

Les pantoufles de ma mère
Les pantoufles de ma mère sont tout usées, recousues et déchirées…mais ce sont ses préférées ! Toute la famille tente de trouver la nouvelle paire de ses rêves : pompons, rubans, poils et plumes… Ses vieilles pantoufles seraient-elles irremplaçables ? Avec des mots multicolores et des rimes qui chatouillent l’oreille, Anne-Marie Fournier emmène les jeunes lecteurs dans une belle histoire de pantoufles !

Un jour derrière l’horizon
Le lecteur se fait voyageur, d’un continent à l’autre, au milieu des souks marocains ou dans les plaines enneigées de l’Ouest canadien. Les sens en éveil,il sentira la caresse d’un vent saharien, l’odeur des orangers, le chant du muezzin ou le Grand Esprit des Indiens… Dans cette mélopée de l’exil, l’auteure s’émerveille des richesses culturelles, sans oublier pourtant les douleurs des peuples meurtris, aux quatre coins du monde. Mais au-delà de la révolte, la langue colorée et vivante porte en elle un réel cri d’espoir !

Squatteur d’imaginaire
Désobéissez ! C’est un ordre ! Voilà en substance l’invitation du poète, maître dans l’art de décliner les métamorphoses. Squatteur d’imaginaire regroupe une trentaine de poèmes à lire comme on respire, en un soupir ou un cri haletant. Au fil des mots, semés comme on jette aux quatre vents des graines d’imaginaire, éclosent des images marginales, du sacré au sacrilège... Pensées circulaires, spéléologie de l’âme, pieds de nez à nos peurs originelles : voici une poésie intempestive, qui dérange l’esprit, démange les sens.

Les figures résiduelles
Les pouvoirs de l’écriture sont-ils chimériques ? Deux tableaux poétiques, deux personnages fictifs — l’un féminin, l’autre masculin — ancrés dans des géographies imaginaires : Lola de la cour de Mayence et l’homme des collines de Mongolie. Chacun met son identité et sa destinée à l’épreuve des mots, en tentant de se définir par l’écriture. Par la malice d’un narrateur mi-empathique mi-railleur, nous entrons dans l’intimité de ces êtres incertains dont les routes se croiseront. Au fil des mots se dévoilent leurs états d’âme et leurs questionnements : grâce au discours poétique, leurs périples intérieurs s’élèvent à une réflexion universelle, existentielle. Dans un style burlesque, qui rappelle les surréalistes, Gilles Lacombe nous offre une poésie narrative et romanesque, cascade sémantique et fresque vivante où se succèdent des tableaux irréels, tout droit sortis de rêves… ou du réel, quand il est fatalement soumis à son écriture.

Le chenil
Été 1942, dans le village ontarien d’Espanola, le jeune Simon Dubreuil, simple d’esprit au grand cœur, perd sa famille dans un accident de voiture. L’orphelin est alors confié à son oncle et sa tante, deux fermiers violents et alcooliques qui mènent la vie dure à Simon. Forcé d’accomplir les travaux les plus pénibles, il trouve un peu de réconfort auprès des chiens de la ferme qui sont, comme lui, prisonniers de ce couple infernal. Avec sa cousine Julia, éprise de liberté, il s’aventure parfois le long des barbelés du Camp 21 qui abrite des prisonniers allemands capturés en ce temps de guerre. Parmi eux, un officier-médecin se montre particulièrement aimable avec les deux enfants. Une amitié muette s’installe entre eux, comme un lien d’humanité dans le quotidien tragique et sans issue de Simon et Julia et une source d’espoir pour sortir de leur détresse. Patrice Robitaille nous offre une histoire poignante avec, pour toile de fond, une facette méconnue de la guerre 1939-1945 : celle des camps de prisonniers allemands en territoire canadien. À travers le destin tragique de Simon, l’auteur donne une leçon d’espoir et de persévérance pour les plus faibles et les opprimés.
Finaliste - Prix du livre d'enfant Trillium 2010
Finaliste - Prix du Gouverneur-général 2010

Du chaos pour une étoile
À 53 ans, Florence Santerre dresse un piètre bilan de son existence : une carrière dans les médias qui ne la satisfait plus, des deuils cruels, des amitiés qui s'étiolent, des amours mal cicatrisées. Une année sabbatique s'impose, qu'elle passera à Villery Station, petit village perdu dans les concessions de l'Est ontarien. En reprenant, un peu malgré elle, la direction du Café récemment fermé, elle ne se doute pas du rendez-vous qu'elle prend avec elle-même...
Finaliste - Prix des lecteurs Radio-Canada 2010

Cartographie du vertige
Cartographie du vertige, deuxième recueil de poésie de Laurent Fadanni publié aux Éditions L’Interligne, réunit en un seul souffle quatre parties: le murmure du peyotl, la pensée barbare, l’appel des gouffres et des sommets et la malédiction nomade. Telle une montée, cette quête de soi du poète naît d’un feu ardent, d’un désir vital de combler ses déserts intérieurs et son insatiabilité. Bien vite, il sera précipité dans les profondeurs de ses propres abysses, question d’aller au bout de lui-même, de s’acquitter de son devoir d’exister pleinement. Ainsi, ce recueil est-il une élévation suprême de l’être qui nécessite une descente profonde en soi. L’appel des mystères de l’existence mènera le poète tantôt dans un apprivoisement du silence, pour mieux entendre «l’ineffable poésie des espaces», tantôt dans une réclamation guerrière, primitive et animale du droit et du devoir d’être et d’agir avec tout ce que nous avons de plus vrai. Dans l’attente d’une révélation, le poète danse sur «l’inaudible vérité» dans un regard qui sous-tend un profond respect pour la nature. Puis, avec sagesse, il lâche prise, laisse le feu qui l’a réchauffé s’en aller vers un ailleurs. A-t-il trouvé matière à se rassasier, à freiner cet élan vertigineux ? Non, car une flamme est restée…
Lauréat - Prix Émile Polak 2011

Le figuier sur le toit
- D'où venez-vous ?
À quelques jours de son 84e anniversaire, Marguerite a encore du mal à répondre à cette question qui la hante depuis la chute de l'Allemagne nazie. Exilée et errant à travers le monde, laissant ses parents à Berlin, Marguerite sait qu'elle a porté l'uniforme nazi pendant son adolescence sans trop savoir ce qu'il signifiait. La vieille dame cherche dans les replis de sa mémoire. Pourtant, elle ne se voit pas habillée de l'uniforme de la jeunesse hitlérienne.

Terre d’accueil
Terre d’accueil est l’aboutissement d’un projet d’animation théâtrale du Théâtre de la Vieille 17. Cette pièce, élaborée à partir des expériences d’une trentaine d’immigrants francophones, présente le quotidien de six nouveaux arrivants à différentes étapes de leur adaptation au Canada. Pour créer le texte, les auteures Esther Beauchemin et Michèle Matteau ont recueilli les impressions et les préoccupations des participants, les encourageant à livrer librement leurs sentiments lors de séances d’improvisation.
Terre d’accueil nous incite à prendre conscience des difficultés rencontrées par les nouveaux arrivants dans leur pays d’adoption. Oscillant entre la voix poétique et le ton réaliste, entre le rire et les larmes, cette œuvre traduit les déceptions comme les joies intenses que vivent ces gens venus à la recherche d’une vie meilleure. Elle ouvre un espace de communion, dans l’espoir de rendre notre monde plus humain et plus sensible aux problématiques quotidiennes de ceux que nous recevons.
Esther Beauchemin travaille au théâtre depuis plus de vingt ans comme comédienne, auteure et plus récemment, comme metteure en scène. En 2006, elle devenait directrice artistique et générale du Théâtre de la Vieille 17 d’Ottawa.Michèle Matteau écrit par besoin de prise de parole et de mémoire.

Akuna-Aki, meneur de chiens
Un vieil homme, légende vivante du Nord, s'attache à un enfant sans père. Il décide de lui apprendre la vie et d'en faire un homme. L'enfant rattrape le vieux, le dépasse. Ils finissent par se dresser l'un contre l'autre. Leur village, isolé dans les montagnes, est confronté à un hiver d'une rudesse jamais vue. Et surgit une menace qui plonge la communauté complète dans une terreur sans nom.
Lauréat - Prix des lecteurs Radio-Canada 2008

Anatomie de l’échec
Le chant de la désillusion : tel pourrait être le sous-titre de ce long poème en quatre volets composé par Laurent Fadanni. « Nous fûmes de ceux-là. De cette adolescence sublime, évaporée », constate le poète dans Anatomie de l’échec. Fadanni se souvient avec bonheur de l’époque des espoirs, des projets, des amours naissantes et jette un regard sans complaisance sur ce qu’ils sont devenus. Le mensonge, l’usure du quotidien, l’essoufflement, l’inutilité, le silence servent de toile de fond au parcours des rêves inaboutis. Le poète évoque la perte de ces feux jaillissants qui illuminent les commencements, les ébauches. De l’âge béni des pulsions qui modulent les débuts, nous voilà « propulsés dans le cercle infernal de l’âge mental ». Le poète s’interroge : « ces terres, entrevues, pressenties, où les chercher sinon en soi ? ». C’est un peu ce que propose Anatomie de l’échec : il faut oser regarder en soi et permettre à la poésie d’y tracer un étroit chemin pour retrouver la lumière des premiers élans. L’auteur du recueil Du Pop-Corn pour les anges signe ici son troisième livre.

Poils lisses
Dans la grande tradition de la poésie narrative et engagée, Poils lisses, deuxième recueil de poésie de Tina Charlebois, avec une conscience acerbe, va au-delà de la vie quotidienne d’une Franco-Ontarienne exilée… partout au Canada. Tina Charlebois apporte un nouveau regard sur le bilinguisme et la crise identitaire de la francophonie canadienne hors Québec ; sa poésie est sans doute la voix revendicatrice d’aujourd’hui, celle d’une jeunesse en effervescence et qui est peut-être lasse des discours, à présent, rhétoriques. Sa poésie, loin d’emprunter les voies mille fois parcourues, souligne en toute simplicité le malaise identitaire ressenti par les Canadiens francophones dans leur vie quotidienne. Poils lisses est, entre autres, une étude de l’identité de la jeunesse ontarienne à travers des questions telles que la famille, l’amour, le divorce ou la séparation, la sexualité, les critères de beauté chez les femmes — ah ! la cellulite ! —, les choses banales tels une boîte de Reese Puffs et des tomates, la ville, un déménagement. Dans tous les poèmes de Poils lisses, la plume de l’auteure fait voir un univers aigre-doux appartenant à la fois à la jeunesse et à l’âge adulte. Discours hautement critique, voire corrosif et exprimé sur un ton tranchant. Terrains glissants et rires (parfois jaunes) garantis !
Lauréat - Prix de poésie Trillium 2008
Lauréat - Prix littéraire Le Droit 2007

À la vie à la mort
Deux destins se croisent en plein milieu d’un des conflits les plus meurtriers qu’ait connu le sol canadien : la guerre de 1812. Dans la péninsule du Niagara, la jeune Françoise Chevalier doit sauver sa mère accusée de trahison. Daniel Falla, un soldat britannique encore adolescent, vient lui prêter main-forte. Ce duo improvisé réussira-t-il sa mission ? Micheline Marchand est originaire de Lafontaine, un village ontarien près de la baie Georgienne. Enseignante et historienne, À la vie à la mort est son deuxième roman.

Gontran de Vilamir
N’a-t-on jamais rêvé de prendre la place du héros d`une aventure ? De braver glorieusement mille périples ? De passer…de l’Autre côté du miroir ?
Quand ce rêve de lecteur devient une réalité pour le jeune Thierry, il est loin de s’en réjouir. Heureux de déballer l’ouvrage-cadeau envoyé par son club du livre pour le récompenser de sa fidélité, il découvre un bien étrange ouvrage, apparemment très ancien et recouvert d’une écriture mystérieuse. À peine a-t-il parcouru quelques pages qu’il est soudainement propulsé à Vilamir, un village d’un autre temps dont les habitants sont frappés d’un curieux mal, le vieillissement prématuré. Il a une nouvelle identité : le voilà devenu Gontran, habitant de Vilamir. Béli, le forgeron, l’investit alors d’une mission de taille en l’envoyant demander de l’aide au vieux sage Déodat, habitant de la lointaine forêt de la sérénité. Le temps presse, la communauté est menacée de disparition. Thierry-Gontran accepte.
Seulement, avant d’y parvenir, il lui faudra traverser la forêt magique, celle de toutes les peurs et se frotter aux résistances de peuples malfaisants.
Si Lancelot avait Roland, Thierry pourra compter sur son ami Cyrdek. Leur amitié suffira-t-elle cependant à sauver les habitant de Vilamir ? Un si jeune garçon est-il capable d’endurer tant de difficultés et de déjouer les pièges des Patichas ou des Babilons ?
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