En 2012, sous la direction de Sylvie Frigon, criminologue à l’Université d’Ottawa, et dans le cadre d’un projet de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, Michèle Vinet a participé à la mise en œuvre et au déploiement d’ateliers de création littéraire en milieu carcéral et dans le domaine de la santé mentale. Fruit de ces rencontres qui l’ont profondément marquée, Mes beaux Rimbaud raconte l’histoire d’une double transformation : celle de l’auteure devant la complexité du vécu des personnes incarcérées tout comme de leurs conditions de vie; et celle des participant·e·s qui ont trouvé, au bout du crayon, une fierté, une forme de répit.
À savourer à petites bouchées, ces textes en vers et en prose examinent tour à tour la frustration occasionnée par la rigidité du système carcéral, la douleur vécue par celles et ceux séparé·e·s de leur famille, le plaisir de jouer avec les mots et, surtout, la résilience de ces êtres qui, malgré les obstacles, persistent à trouver de la lumière dans les zones les plus sombres du cheminement humain.
Le livre est préfacé par Éric Charlebois, écrivain et poète ayant également pris part au projet, et est accompagné des aquarelles d’André St-Onge.
Diplômée de l’Université d’Ottawa en lettres françaises et en éducation, et spécialisée en français langue seconde, Michèle Vinet a œuvré dans les domaines de l’éducation, du théâtre et du cinéma. Elle a publié cinq livres, qui se sont mérité onze mises en nomination et plusieurs prix littéraires, et plusieurs nouvelles dans une variété de revues.