Mishka Lavigne lauréate du Prix du Gouverneur général 2019 pour sa pièce Havre

L’Interligne a la grande fierté d’annoncer que Mishka Lavigne remporte le Prix littéraire du Gouverneur général 2019 dans la catégorie Théâtre pour sa pièce Havre, un texte puissant et rassérénant, une ode à l’amitié lorsque les tempêtes nous terrassent.

« La formidable capacité de Mishka Lavigne de nouer tous les éléments du récit, d’insuffler à ses personnages des élans poétiques porteurs et transmissibles, son rythme, sa musique, la grande simplicité de ses images révèlent une force de contemplation singulière. »

– comité d’évaluation par les pairs : Normand Canac-Marquis, Miriam Cusson, Talia Hallmona

L’Interligne félicite de tout cœur Mishka Lavigne et adresse également un merci tout spécial au Conseil des Arts du Canada et au jury des Prix du Gouverneur général pour cet honneur.

Une lecture publique des auteur.e.s gagnant.e.s en français aura lieu le 12 décembre à Ottawa.

Les gagnants de langue française des Prix GG 2019

Renseignements / demandes d’entrevues :

Stéphanie Nazywalskyj
C2C Communications
stephanie@c2ccommunications.com
514-585-3732

Lisanne Rheault-Leblanc
Agente de communication L’Interligne
communication@interligne.ca
613-748-0850 #4

J’irai danser sur la tombe de Senghor de Blaise Ndala paraît en Europe et en Afrique

J’irai danser sur la tombe de Senghor, premier roman de Blaise Ndala, intègre cet automne la collection Pulsations de la maison d’édition française Vents d’ailleurs. La sortie en France, en Belgique et en Afrique francophone est prévue le 3 octobre 2019.

Publié en 2014 aux Éditions L’Interligne et lauréat du Prix du livre d’Ottawa, J’irai danser sur la tombe de Senghor raconte le « combat du siècle » entre Mohamed Ali et George Foreman en 1974 à Kinshasa, au Zaïre. Ce roman au style vif et incisif montre l’Afrique dans toutes ses nuances, entre dictature, folie des grandeurs, lutte des classes, poésie et magie. « […] Une savoureuse évocation de Kin la Belle avec ses musiciens, ses bars, ses superstitions », comme l’a  noté judicieusement Colette Braeckman, du journal Le Soir.

La maison d’édition Vents d’ailleurs, fondée en 1999, s’intéresse aux voix plurielles, non-conformistes, et publie des livres « qui reflètent les mille plaisirs de la vie, la diversité des idées du monde, les imaginaires les plus singuliers ».

Nos plus sincères félicitations à l’auteur pour cette opportunité et longue vie à son excellent livre!

À propos de Blaise Ndala

Blaise Ndala naît en République Démocratique du Congo. Il émigre au Canada en 2007. Son premier roman, J’irai danser sur la tombe de Senghor, a remporté le Prix du livre d’Ottawa 2015, après avoir été finaliste à cinq prix littéraires, dont le prix Trillium. Son deuxième roman, Sans capote ni kalachnikov, a été publié aux Éditions Mémoire d’encrier en 2018. Après avoir obtenu une mention spéciale au prix Ivoire 2018, il a remporté le Combat national des livres de Radio-Canada 2019.

Martine Bisson Rodriguez, finaliste du prix Tamarac pour Au secours! Je perds la vue!

L’Interligne est heureuse d’annoncer la nomination du roman jeunesse Au secours ! Je perds la vue ! au prix Tamarac de la Forêt de la lecture 2020 de l’Association des bibliothèques de l’Ontario.

Empreint de réalisme et d’une bonne dose d’espoir, Au secours ! Je perds la vue ! raconte le parcours hors du commun d’un jeune garçon vers l’acceptation de son handicap visuel. Il s’agit de la troisième publication de Martine Bisson Rodriguez aux Éditions L’Interligne.

Une cérémonie de remise des prix aura lieu à Toronto le 14 mai 2020, dans le cadre du Festival des arbres.

Félicitations à Martine et aux autres finalistes!

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Renseignements

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613 748-0850, poste 4

Salon du livre
afro-canadien

Invités: Blaise Ndala, Guy Bélizaire, Marie-Léontine Tsibinda, Angèle Bassolé-Ouédraogo

BILLETS : 5 $

Achat en ligne

Dans un esprit d’échanges interculturels, les auteures et auteurs des communautés autochtone, franco-ontarienne et du Québec exposent leurs œuvres et participent à un large éventail d’activités : ateliers jeunesse, récitals, rencontres avec des auteures et auteurs afro-canadiens, conférences, tables rondes, initiation aux langues Créole et Swahili.

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La croisée des mots
Invitée: Margaret Michèle Cook

GRATUIT

La Bibliothèque publique d’Ottawa et l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAAOF) ont le plaisir de présenter la Croisée des mots, une série de rencontres mensuelles en forme de 5 à 7 avec des auteur(e)s francophones du Canada. Venez rencontrer Margaret Michèle Cook, nommée poète officielle de la Ville d’Ottawa.

Événement Facebook

Poupée de rouille de David Ménard en lice pour le prix Christine-Dumitriu-van-Saanen

Le recueil de poésie Poupée de rouille de David Ménard fait partie des œuvres finalistes au prix Christine Dumitriu-van-Saanen 2019, en compagnie de L’Isle aux abeilles noires (Andrée Christensen, Éditions David) et La sultane dévoilée (Jean Mohsen Fahmy, Éditions David).

Troisième recueil de David Ménard, Poupée de rouille donne un éclairage poétique inédit à l’histoire terrible de la Corriveau. Le livre est paru à l’automne 2018 aux Éditions L’Interligne et a reçu un accueil critique exceptionnel.

En savoir plus sur Poupée de rouille

L’identité de l’œuvre lauréate sera dévoilée lors des cérémonies d’ouverture du Salon du livre de Toronto 2019, le jeudi 5 décembre, à la Bibliothèque publique de Toronto.

L’Interligne souhaite la meilleure des chances à tous les finalistes.

Renseignements :
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Un premier livre audio aux Éditions L’Interligne !

Les Éditions L’Interligne sont heureuses d’ajouter un premier livre audio à leur catalogue : le recueil de nouvelles On n’sait jamais à quoi s’attendre d’Hélène Koscielniak. Disponible sur support CD et en version numérique (MP3), le livre offre une écoute d’une durée de cinq heures.

On n’sait jamais à quoi s’attendre, paru à l’automne 2017, s’est révélé un succès de librairie, en plus de recevoir le Prix des enseignants de français AQPF-ANEL 2018 et le Prix de littérature éclairée du Nord 2018. Parfaitement adapté au format audio, ce recueil de 12 nouvelles tragi-comiques explore les petits travers humains, transportant les auditeurs au Nord de l’Ontario dans une lecture savoureuse d’Yvon Leblanc.

Écoutez un extrait:

Une mouche dans son café

*Libraires et bibliothécaires, commandez-nous directement vos exemplaires

Prix littéraires du Gouverneur général 2019 : Mishka Lavigne finaliste !

L’Interligne félicite de tout cœur la dramaturge Mishka Lavigne, finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général 2019, catégorie Théâtre, pour sa pièce Havre.

Parue en janvier 2019 à L’Interligne, créée à la Troupe du Jour de Saskatoon et jouée au Théâtre populaire romand et au théâtre POCHE/GVE en Suisse, Havre relate avec finesse la rencontre salutaire entre une femme en deuil de sa célèbre mère et un homme en quête de ses origines. En savoir plus sur Havre (hyperlien livre)

Les lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général seront connus le 29 octobre 2019.

Un immense bravo à Mishka et aux finalistes des sept catégories!

Découvrez les finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général

Renseignements :
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Entrevue avec Noëlle, personnage principal de Grève des anges

Tel le monstre de Frankenstein, les personnages de fiction sont animés d’une vie propre qui échappe souvent à leur créateur.trice. Certains sont même pourvus d’un caractère pour le moins spécial. Ne reculant devant rien, L’Interligne s’est entretenu avec Noëlle, l’héroïne charmante et (légèrement) névrosée de Grève des anges, le recueil de nouvelles de Henri Lessard à paraître le 16 octobre aux Éditions L’Interligne.

L’Interligne : Bonjour Noëlle. Tu n’as que 19 ans ; n’est-ce pas trop tôt pour publier des récits « autobiographiques », en fait rédigés par une autre plume que la tienne ?

Noëlle : Pourquoi ? Je suis majeure, la vie fait de moi ce qu’elle veut.

L’I : Dans ton recueil, tu apparais tour à tour timide et désarmée ou pleine d’aplomb et sûre de toi, parfois même machiavélique. Qui, finalement, est la vraie Noëlle ?

N : À quoi tendons-nous à chaque instant ? À l’émerveillement, à la fureur, à l’ivresse, à la fusion (amoureuse, érotique, mystique), à tout ce qui nous extirpe, nous expulse, nous immerge ou nous absorbe. Être, quel ennui ! Vite, un livre, un paysage, une musique, des yeux, un corps pour m’oublier. Être ou ne pas être, pour moi, la question est vite réglée. Je préfère l’inconscience.

L’I : Tout un programme ! Et l’amour, là-dedans ?

N : Je romps séance tenante avec un gars dès qu’il devient mon chum. Je suis une fille à ex ; je m’entends tellement bien avec eux – et avec elles, car j’ai des « exes » aussi. Un ex, une exe, c’est de l’intimité semée ici et là, de la complicité éprouvée, de la tendresse disponible. On ne devient pas mon ex ou mon exe comme ça. Charles (le dernier de mes ex) avait toutes les qualités. Drôle, attentif, de l’assurance sans arrogance. Alors, j’ai cassé tout de suite avec lui. Depuis, nous ne nous quittons plus.

L’I : Ah bon ! Tu souffres aussi d’une étrange phobie…

N : Je prends toujours mon bain dans une eau mousseuse. Assise dans une baignoire remplie d’une eau plate, sans bulles ni broue, mon regard est immanquablement attiré, à travers la masse translucide, par la blancheur de l’émail et ses vastités glacées. Il en découle des méditations désolées qui rendent la baignoire inhabitable. À moins de convaincre le propriétaire de faire émailler ma baignoire en rose, je ne vois d’autre solution que d’user et d’abuser de la mousse de bain.

L’I : En revanche, les hauteurs ne t’effraient pas.

N : Depuis mon logement du septième, il faut baisser les yeux pour voir s’envoler les oiseaux. Étrange changement de perspective ; ils ne s’élèvent pas, ils tombent sous mes fenêtres, plongeant d’un balcon de l’immeuble ou des corniches des constructions voisines ; jamais je ne les surprends dans l’effort de s’arracher du sol. Du coup, leurs manœuvres dans l’air me semblent une longue suite de glissades aisées.

L’I : Tu abordes des thèmes graves dans ces nouvelles, la mort par exemple…

N : Tout n’est pas sujet à désinvolture.

L’I : Parle-nous de tes préoccupations les plus récentes.

N : Une amie m’a récemment confié qu’elle rêvait de pouvoir se dédoubler quelques heures pour s’observer, se toucher, s’embrasser elle-même… Tout ça pour soi-disant connaître l’impression qu’elle donne aux autres, savoir le goût qu’elle leur laisse en bouche… « Faire l’amour avec son clone, inceste ou onanisme ? » que je lui ai répondu. Je ne suis pas sûre que ça me plairait de me dédoubler, moi. Si je ne m’aimais pas ? Je le découvrirais tout de suite dans mon regard, je veux dire dans celui de mon clone qui, lisant le même dédain sur ma figure, réagirait en conséquence, soupe au lait comme je le suis, et je réagirais à sa réaction, c’est-à-dire à la mienne…

L’I: Quelle serait ta devise ?

N : Personne n’est obligé de m’aimer.

L’I : Que penses-tu de cet Henri Lessard qui signe tes nouvelles ?

N : Je mène une vie indépendante de mon créateur. Je ne pense jamais à lui. En retour, il est très tolérant envers moi.

Grève des anges, Henri Lessard, en librairie le 16 octobre 2019

Collection « Vertiges », ISBN 978-2-89699-668-1

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