Soutenir L’Interligne, c’est continuer à écrire notre histoire ensemble

Des projets ? On en a plein ! De l’argent ? On en a… besoin.

Nous sollicitons vos dons afin de poursuivre notre mission : publier et diffuser le travail des autrices et auteurs de la région.

Faites un don

Dans la dernière année, avec un nouveau souffle et une équipe renouvelée, L’Interligne a poursuivi son mandat littéraire, rafraîchi sa ligne graphique et fait rayonner ses livres au Canada et à l’international. Vous avez sûrement vu passer nos vidéos sur les réseaux sociaux (et sinon il faut nous suivre !) : nous avons participé à de nombreux salons du livre, organisé des lancements, rencontré des libraires et, en coulisse, soutenu de plein de façons la communauté littéraire francophone. Nous avons multiplié les occasions de rencontre entre notre production littéraire et son lectorat, tout ça pour donner envie de lire nos livres qui sont notre joie et notre fierté.

Afin de mener à bien nos nouvelles initiatives, nous avons besoin d’un coup de pouce financier. Vous savez que le financement public stagne depuis longtemps, quand il ne fait pas l’objet de coupes ; nous avons vu notre financement à fonctionnement du Conseil des arts de l’Ontario réduit de 32%, malgré une évaluation somme toute positive. Or les coûts, eux, ne cessent d’augmenter. Nous avons fait beaucoup de progrès ces dernières années pour minimiser nos frais, tout en continuant de mettre en valeur des autrices et auteurs de grand talent, récompensé·e·s par de nombreux prix et rejoignant un lectorat toujours plus enthousiaste.

Aujourd’hui, nous vous invitons, fans de littérature, francophones convaincus et preneuses de risques artistiques, à faire un don à L’Interligne pour que nous puissions continuer à produire de beaux et bons livres.

L’argent récolté servira à :
• Assurer la production des livres, notamment en faisant appel aux meilleur·e·s pigistes de notre milieu ;
• Soutenir la participation des auteurices à des événements littéraires ;
• Mettre à jour, au fil de nos besoins, nos outils professionnels technologiques.

Nous réitérons que L’Interligne n’est pas en danger, au contraire : nous avons une vision précise et dynamique des projets que nous désirons développer, vision soutenue par une équipe et un conseil d’administration engagés et proactifs. Vos dons nous permettront de mener à bien ces projets et, à terme, d’engranger plus de revenus autonomes.

Depuis sa fondation en 1981, L’Interligne a pour mandat de renouveler les traditions en matière de création, de promotion et de diffusion de la littérature. Par ses activités de publication et de médiation, elle assure un échange entre textes d’ici, textes d’ailleurs, textes miroirs de notre réalité, de notre vécu, de notre rapport aux autres et au monde. Vouée au développement et à l’enrichissement de la pratique littéraire, L’Interligne offre à ses autrices et auteurs un accompagnement littéraire professionnel et, en collaboration avec des organismes culturels de tous les horizons, participe à l’animation de la vie littéraire à Ottawa, en Ontario et partout au pays.

Comment contribuer ?
• Via CanaDon : https://www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/les-editions-linterligne-inc/
• Par virement Interac : [email protected]
• Par la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada : Les employé·e·s du gouvernement peuvent faire de L’Interligne le récipiendaire de leurs dons dans le cadre de la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada : https://www.canada.ca/fr/campagne/charite.html

Le saviez-vous ? L’Interligne est un organisme de charité. Nous remettrons un reçu fiscal pour tout don de plus de 5 $.

Autres façons de soutenir L’Interligne :
• Achetez un de nos livres pour vous… et un deuxième pour un·e ami·e
• Suivez-vous sur les réseaux sociaux, aimez, commentez et partagez nos publications
• Abonnez-vous à notre infolettre afin de rester informé·e·s des prochaines initiatives et événements de L’Interligne.

Merci de votre généreux soutien !

Pour plus d’informations, contactez :

Chloé Leduc-Bélanger, directrice générale
[email protected]
613-265-2140
interligne.ca

Cinq questions à Brigitte Meloche, autrice de La lune hurle à la louve

1. La lune hurle à la louve paraît cet automne aux Éditions L’Interligne. Ce recueil de 88 pages explore la création de la vie dans son essence la plus pure. À quel lectorat pensez-vous que ce recueil s’adresse en premier lieu?

Je crois que ce recueil s’adresse d’abord aux femmes, aux mères, notamment les mères seules – celles qui se reconnaîtront dans les contradictions, les élans, les épuisements et les immenses vagues d’amour. Mais au-delà de la maternité, il s’adresse à toute personne qui a connu le vertige de prendre soin de quelqu’un, de porter une charge invisible ou de tenter de rester debout malgré les tempêtes. J’espère qu’il rejoindra aussi celles et ceux qui aiment une poésie incarnée, sans détour, profondément féminine dans ce qu’elle explore de la sensibilité, de la force et de l’expérience humaine.

 

2. Au fil des pages, le lecteur découvre des facettes de la maternité que plusieurs hésitent encore à raconter à haute voix. Quel message explicite ou implicite souhaitez-vous transmettre à votre lectorat?

J’aimerais rappeler que la maternité n’est pas une expérience unidimensionnelle. Elle peut être lumineuse et douloureuse, magnifique et épuisante, remplie d’amour et traversée par le doute. Les mères n’ont pas besoin d’être parfaites pour aimer profondément. Je voulais donner une voix aux zones moins racontées : la culpabilité, la solitude, la fatigue, mais aussi la puissance incroyable qui permet de continuer.

 

3. Il s’est écoulé plus de 20 ans depuis la parution de Latinitudes (2004), votre premier recueil de poésie. Êtes-vous d’accord l’affirmation suivante : il plus aisé d’écrire lorsqu’on a eu une longue carrière comme la vôtre?

Je dirais plutôt que le temps transforme notre rapport à l’écriture, mais qu’il ne la rend pas nécessairement plus facile. Pour moi, c’est toujours un travail exigeant, parfois lent et difficile. Certains poètes écrivent un recueil en quelques mois; ce n’est pas le cas pour moi. L’écriture de La lune hurle à la louve s’est déroulée sur près de trois ans, avec des périodes de doute, de recherche et de maturation. Une longue vie d’écriture apporte peut-être une meilleure écoute de sa voix, mais elle n’enlève ni les questionnements ni la nécessité de creuser profondément à l’intérieur de soi.

 

4. Quel est le vers qui a été le plus difficile à écrire dans La lune hurle à la louve?

Le vers le plus difficile n’est peut-être pas celui qui dévoile la douleur, mais celui qui accepte de regarder mes propres failles. Dans ce recueil, les passages où j’évoque les moments où mes fils ont souffert, mes sentiments de culpabilité ou certaines violences traversées ont demandé une grande honnêteté. Par exemple, écrire « me voir frapper un mur de plein fouet et éclater en mille miettes cramoisies le nouveau-né tatoué sur ma poitrine » a été un moment de grande vulnérabilité. Écrire ces blessures sans détour m’a demandé de renoncer à me protéger.

 

5. En tant que poétesse, pensez-vous que donner de la voix à la maternité comme vous le faites est-il un acte politique?

Oui, je le crois, même si ce n’était pas mon intention première en écrivant. Je pense que la poésie part souvent de ce qu’on vit profondément, et que ce qui est intime peut aussi rejoindre les autres. En parlant d’une maternité moins parfaite, avec ses doutes, ses fatigues, ses peurs et ses contradictions, j’espère donner une place à des réalités que plusieurs femmes connaissent, mais qu’elles gardent parfois pour elles. Je ne cherche pas à faire un discours : j’essaie simplement de mettre des mots sur une expérience humaine, avec toute sa complexité.

Huit questions à Michèle Vinet, auteure de Mes beaux Rimbaud

1. Après Le Malaimant (2021) et Jaz (2023), vous êtes de retour avec Mes beaux Rimbaud, publié aux Éditions L’Interligne. Contrairement à vos précédentes publications, vous avez opté pour des vers en prose. Pourquoi avoir choisi cette forme d’écriture en particulier?

Invariablement, c’est la forme qui me choisit. Celle-ci est inhabituelle pour moi, mais elle s’est imposée aux petites heures du lendemain matin du premier atelier lorsque « Le cœur barbelé » s’écrivait tout seul à l’aube. Cette forme, récemment revue, s’est agréablement poursuivie au Portugal et en France lors de récents voyages. Elle fréquente maintenant mes insomnies.

 

2. Au fil de la lecture, nous avons accès à des parenthèses intimes issues du vécu des détenues. Il y a une lettre écrite par un enfant de six ans pour sa mère emprisonnée. Comment avez-vous trouvé un équilibre juste entre la pudeur et la vérité, ou réalité, des protagonistes?

Dans la salle d’atelier, une chaise haute m’a interpellée. Les dames reçoivent parfois leurs jeunes enfants dont certains sont encore bébés. Cette maternité difficile m’a troublée. Le dessin de ma petite-fille, alors âgée de six ans, a déclenché cette lettre fictive de l’enfant et la réponse de sa mère. Mes ateliers étaient centrés sur la création littéraire à partir d’œuvres d’art et non sur le vécu des détenues. Mes dames sont sorties de prison par le biais des mots et de l’imagination. Lisez leur travail dans de l’enfermement à l’envol (les éditions du remue-ménage et Éditions Prise de parole, 2014).

 

3. Il s’est écoulé plus d’une décennie depuis les ateliers littéraires que vous avez effectués en milieu carcéral et dans celui de la santé mentale. À quel moment avez-vous senti que l’écriture de cette expérience devenait nécessaire?

Un premier manuscrit, un peu brouillon, a été élaboré dès la fin des ateliers. L’expérience était peut-être encore trop fraîche pour en donner un véritable aperçu littéraire. Il a été rangé et un peu oublié. Dans l’impossibilité de l’abandonner, toutefois, je l’ai retravaillé. En 2025, L’Interligne l’a accepté.

 

4. Si les participants des ateliers en milieu carcéral et dans le milieu de la santé mentale lisaient votre livre, qu’aimeriez-vous qu’ils ressentent à la dernière page?

J’aimerais qu’ils sachent combien j’ai été marquée par leur souffrance et leur don de soi. Ils ont contribué à transformer ma pratique littéraire et m’ont permis de prendre conscience de certaines intenses difficultés du cheminement humain.

 

5. Dans votre livre, nous avons découvert avec bonheur les illustrations du Gatinois André St-Onge. Racontez brièvement les coulisses de cette collaboration artistique.

J’ai eu le plaisir de faire du théâtre avec André, car nous sommes tous deux comédiens. André a illustré la couverture de mes deux premiers romans, Parce que chanter c’est trop dur (Éditions Prise de parole, 2007) et Jeudi Novembre (Éditions Prise de parole, 2011). À mes yeux, ses aquarelles reflètent la complexité du parcours des incarcérés et des personnes atteintes de problèmes de santé mentale. Elles sont une quête parfois désordonnée et déchirante, des questions sans réponses, des appels au secours, voire des balbutiements dans le chaos.

 

6. Le milieu carcéral impose généralement des contraintes : silence, temps restreint, pièces closes… Est-ce que cela a eu un impact durable sur votre processus d’écriture.

Le silence m’incite à ausculter son non-dit, à écouter sa voix retenue au bord du cri. Mon espace écriture est une pièce close où les grands écrivains dans leurs cadres veillent sur moi. C’est y vivre la solitude que les mots jaloux exigent. Le temps y est suspendu. Libérés, les textes sortent alors de la prison des os et de la fièvre du sang.

 

7. Pouvez-vous raconter une petite anecdote en quelques mots?

Il faudra lire Mes beaux Rimbaud pour découvrir l’histoire du crayon manquant et celle du formidable, du redoutable, de l’effroyable chien!

 

8. Pouvez-vous partager avec nous un extrait du livre?

 

Le cœur barbelé

Du bout des doigts

Frôler la souffrance

Ses satins

Et ses venins

 

Du doux des lèvres

Boire la douleur

Son opium

Ses froides coulées

Son poison subtil

 

Crier avec l’oubli

Et le rejet

Derrière les murs

Infranchissables

De l’indifférence

Et l’anonymat

L’Interligne fête cette année son 45e anniversaire!

Pour souligner ce jalon, nous vous avons préparé une belle journée remplie de festivités littéraires le 25 septembre, à la librairie Le Coin du livre, à l’occasion de l’initiative J’achète un livre franco-ontarien.

Dès 13 h et tout l’après-midi, dix de nos auteurs et autrices se relaieront aux tables de dédicaces. Puis, à 17 h, nous lèverons nos verres à la santé de L’Interligne.

Au programme : dédicaces, témoignages, lectures d’extraits, gâteau et vin d’honneur!

 

Quand : le vendredi 25 septembre 2026 dès 13 h (vin d’honneur en formule 5 à 7)

Où : Librairie Le Coin du livre, au 2200, chemin de Montréal, Ottawa

Coût : Gratuit!

Le 22 septembre, écoutez la chronique de Nathalie Savard, propriétaire du Coin du livre, et courez la chance de remporter un panier cadeau de livres franco-ontariens.

https://www.facebook.com/events/2268668393968679/

 

Horaire des séances de dédicaces

Éric Mathieu
de 13 h à 14 h

Gilles Lacombe
de 14 h à 15 h

Janine Messadié
de 15 h à 16 h

David Ménard
de 15 h 30 à 16 h 30

Gilles Latour
de 15 h 30 à 16 h 30

Emmanuelle Erny
de 16 h à 17 h

Maeva Guedjeu
de 16 h 30 à 17 h 30

Michèle Vinet
de 16 h 30 à 17 h
et de 18 h 30 à 19 h

Daniel Groleau Landry
de 16 h 30 à 17 h
et de 18 h 30 à 19 h

Paul Ruban
de 17 h à 18 h

Alexandre Yergeau
de 17 h à 18 h

Brigitte Pellerin
de 19 h à 20 h

Maeva Guedjeu finaliste au prix Trillium

L’autrice d’Ottawa est en lice pour son recueil de nouvelles Des silences et des murmures.

C’est avec fierté que L’Interligne annonce la nomination de Des silences et des murmures, de Maeva Guedjeu, au prix littéraire Trillium. Il s’agit d’une deuxième reconnaissance pour l’autrice, qui a remporté en février dernier le prix Alain-Thomas.

Son livre, d’un souffle poétique inouï, invite le lectorat à entrer dans le quotidien de filles et de femmes qui, alors qu’elles tentent de prendre en main leur destin, se retrouvent défiées par celui-ci.

La lauréate ou le lauréat sera annoncé le 10 juin prochain, à Toronto.

Félicitations à toustes les finalistes!

Venez rencontrer Maeva Guedjeu

le 29 mai 2026 dès 17h

Entrevue devant public et lecture animée par Nicolas Pelletier à la librairie Le Coin du livre.

Des grignotines et un vin d’honneur seront servis.

Les médias qui désirent s’entretenir avec l’autrice sont priés de nous contacter par courriel au [email protected].

 

À propos du prix Trillium

Le gouvernement de l’Ontario a créé le prix Trillium en 1987 pour souligner, promouvoir et mieux faire connaître l’excellence et la diversité des écrivaines et écrivains ontariens et de leurs œuvres. Ce prix prestigieux est le prix littéraire par excellence dans la province.

Les Éditions L’Interligne reçoivent un Prix d’Arts d’Ottawa 2026

Les Éditions L’Interligne sont honorées de recevoir un Prix d’Arts d’Ottawa 2026, une distinction qui souligne leur contribution exceptionnelle au rayonnement de la culture et de la littérature francophones dans la région de la capitale nationale.

Mot de la directrice

Cette reconnaissance, je l’accueille au nom de toutes les autrices, tous les auteurs que nous avons accompagnés depuis nos débuts. Quarante-cinq ans que L’Interligne soutient, par ses activités de publication, la vie littéraire à Ottawa et partout au pays. Plus de cent cinquante auteurices et plus de trois cents livres publiés, d’innombrables lancements, tables rondes, visites scolaires, discussions enflammées sur l’avenir de la francophonie en Ontario ou sur la pertinence d’une virgule après un complément de phrase, et partez-moi pas sur les rectifications orthographiques, on sera encore là demain. Ottawa, c’est nos racines, la langue française, notre terrain de jeu, et le profond sentiment d’appartenir à une conversation vaste et belle et universelle que nous permettent les livres, notre raison d’être.

Le travail qu’on fait ne serait pas possible sans la confiance de notre communauté, sans la curiosité de nos lectrices et lecteurs, sans l’engagement des membres de notre équipe, sans les précieuses lumières des membres bénévoles de notre conseil d’administration, sans le financement de nos bailleurs de fonds.

Alexandre Dostie, un grand poète beauceron que je cite de mémoire, a dit un jour : chez moi, c’est où j’accroche ma casquette. Alors à Ottawa, je lève ma casquette et je dis : merci.

Chloé Leduc-Bélanger

***

Depuis leur fondation en 1981, les Éditions L’Interligne jouent un rôle essentiel dans la mise en valeur des voix francophones et franco-ontariennes, en publiant des œuvres qui témoignent de la richesse, de la diversité et de la vitalité de la création littéraire d’ici. L’attribution d’un Prix d’Arts d’Ottawa vient reconnaître l’engagement soutenu de la maison d’édition envers l’excellence, la transmission culturelle et le développement du milieu artistique.

Emmanuelle Erny, lauréate du Prix du livre d’Ottawa pour Charlotte au pays des mots

Il fallait la voir avancer vers le podium, tout à fait ébahie par l’annonce que nous venions d’entendre : son livre, Charlotte au pays des mots, se voyait attribuer le Prix du livre d’Ottawa 2025. L’incrédulité d’Emmanuelle Erny, autrice lauréate, était palpable, de même que sa joie, contagieuse, magnifique. Personne dans la salle n’est resté-e indifférent-e à cette émotion si sincère, incarnée par une primo-romancière qui, l’instant d’avant, glissait à son conjoint : je ne gagnerai pas, c’est pas possible.

C’est pour ça qu’on fait des livres.

Pour la joie. Celle de rejoindre l’Autre, par une proposition artistique inédite. Celle des conversations profondes sur le sens d’une œuvre ; celles qui cherchent à refaire le monde afin d’y placer, enfin, les artistes en son centre ; celles qui, sous le souffle, racontent tout ce qu’on trouve sans le chercher entre les pages d’un livre.

Forte de ce prix littéraire, Charlotte poursuit sa trajectoire qui, nous l’espérons, l’amènera à insuffler à un lectorat nombreux le plaisir de jouer avec les mots.

Félicitations à l’autrice !

Chloé Leduc-Bélanger, directrice générale

 

 

Mot d’Emmanuelle Erny

Les mots sont vivants.

Ils expriment à la fois l’individualité d’une personne et sa culture.

C’est ainsi que les variations d’une seule langue, le français, exprime de nombreuses francophonies.

C’est pour cela aussi que la grammaire évolue, et change avec l’évolution de nos propres cultures.

Voilà ce que Charlotte découvre au pays des mots. La grammaire n’est pas simplement une série de règles, c’est un miroir tendu vers nous, si nous prenons le temps de la questionner.

Soyons fier.e.s d’exprimer nos individualités, et liaison notre culture s’exprimer à travers nous.

Nous exprimons les mots autant qu’ils nous expriment.

 

Énoncé du jury

Ce court roman fantastique rend hommage à la langue française de façon unique et divertissante. Charlotte, une héroïne issue d’une minorité linguistique, nous guide dans un monde de mots, à la manière d’Alice dans son pays des merveilles. Elle nous invite à redécouvrir les nuances du français en les personnifiant avec humour et tendresse. Avec son écriture riche, l’autrice propose une histoire captivante, rafraîchissante et pleine de rebondissements dans laquelle la langue de Molière, sans cesse sous les projecteurs, réussit à gagner le cœur des petits, comme celui des grands.

Pour en apprendre plus sur Charlotte au pays des mots, veuillez consulter la page dédiée au livre ou vous rendre sur Les libraires.ca.

 

 

Rencontre littéraire avec Sheung-King et son traducteur – Gratuit!

C’est avec fébrilité que les Éditions L’Interligne, en collaboration avec l’ATTLC, vous invitent à un tête-à-tête entre Sheung-King, étoile montante de la littérature canadienne, et Benoit Laflamme, son traducteur vers le français.

Établi à Hong Kong, Sheung-King profitera d’une rare visite au Canada pour rencontrer le public lors de deux événements distincts, soit à Ottawa le 26 novembre 2025 et à Montréal le 27 novembre 2025.

Sheung-King est l’auteur de deux romans remarqués. Le premier, Tu manges une orange. Tu es nue., est paru en français chez L’Interligne en mars dernier; en version originale, il a été finaliste aux Prix du Gouverneur général et a été présélectionné pour le Amazon First Novel Award 2021. Le deuxième, Batshit Seven, a remporté le prix Writers’ Trust Atwood Gibson pour la fiction 2024, s’est hissé sur la liste des meilleurs livres de l’année 2024 du Globe and Mail et ainsi que sur celles des meilleures fictions canadiennes 2024 de CBC Books. Benoit Laflamme travaille présentement sur la traduction de ce deuxième roman.

Benoit Laflamme est un traducteur canadien qui habite à Ottawa. Il traduit de l’anglais et du norvégien vers le français. Sa traduction Éclipse électrique (2020) de Melissa Bull a remporté le Prix de traduction de la Fondation Cole, et sa traduction de Dans la lugubre forêt nos corps seront suspendus (2022), d’Ava Farmehri, a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général.

De quoi sera-t-il question?

Vous êtes-vous déjà demandé quel dialogue se tissait entre un auteur et son traducteur? Comment deux créateurs peuvent travailler conjointement pour rendre accessible une œuvre – et une culture – à un autre lectorat? Cet événement permet de démystifier le travail de traduction et de découvrir l’univers créatif de Sheung-King, qui fait le pont entre les cultures millénaires chinoises et le Canada contemporain et examine les vies intérieures de la diaspora asiatique transnationale.

La discussion se tiendra en anglais, mais le public pourra s’exprimer dans la langue officielle de son choix lors de la séance de questions et réponses.

L’événement est gratuit, mais la réservation est fortement recommandée.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre.

Pour plus d’information, veuillez contacter Mylène Viens au [email protected].

Café rencontre et atelier d’écriture avec David Ménard

Vous écrivez ou vous rêvez de prendre la plume? Vous avez un projet en tête et vous êtes en panne d’inspiration? Vous cherchez simplement à vivre un beau moment de création avec d’autres passionnés de littérature?

David Ménard, auteur finaliste au prix Trillium 2024 pour son roman L’aurore martyrise l’enfant, vous offre un atelier d’écriture GRATUIT dans le cadre duquel il abordera la démarche qu’il a suivie pour la rédaction de son roman et vous proposera des exercices de création.

Un goûter sera servi. Venez discuter entre amoureux de littérature dans une ambiance décontractée.

Date et heure : Le jeudi 24 avril 2025, de 18 h 30 à 21 h 30
Endroit : Au centre culturel Les trois p’tits points, 213, rue Main, Alexandria (Ontario) K0C 1A0
Attention : les places sont limitées! Inscription obligatoire : [email protected]

Cet événement est une collaboration entre les Éditions L’Interligne et le caentre culturel Les trois p’tits points, et bénéficie du soutien financier d’Ontario créatif.

Chloé Leduc-Bélanger, nouvelle directrice générale des Éditions L’Interligne

Le conseil d’administration des Éditions L’Interligne est fière d’annoncer l’arrivée de Chloé Leduc-Bélanger en tant que nouvelle directrice générale à partir du 13 janvier 2025. Cette nomination marque un tournant très enthousiasmant pour la maison qui se tourne résolument vers l’avenir.

Touche-à-tout du milieu du livre, Chloé apporte une expertise diversifiée et une passion indéfectible pour le milieu du livre franco-canadien. Elle a ainsi occupé des rôles clés tels qu’éditrice, libraire, critique, chroniqueuse, animatrice, romancière et poète. Ancienne éditrice aux Éditions Prise de Parole (Sudbury), elle a piloté la production de plus de soixante-dix ouvrages, tout en développant des projets novateurs et en représentant l’organisme sur les scènes littéraires nationales. Elle a également été libraire à la librairie Panache, et rédactrice en chef du défunt webzine Les Méconnus. Elle est titulaire d’un DESS en édition de l’Université de Sherbrooke et complète présentement une maîtrise en littérature à l’Université du Québec à Rimouski.

Dans les livres, on trouve de tout, et en premier lieu le bonheur! C’est avec joie que je prends la relève à titre de directrice générale des Éditions L’Interligne et que j’intègre la communauté artistique ottavienne. La littérature franco-canadienne est riche et belle, et je m’engage, dans le sillage de mes prédécesseurices, à œuvrer à son rayonnement au pays et au-delà. – Chloé Leduc-Bélanger, directrice générale

Sa vision stratégique, son dynamisme et son engagement envers les auteurices et la communauté littéraire renforceront sans aucun doute la mission de L’Interligne : célébrer, promouvoir et diversifier la littérature franco-canadienne.

Les Éditions L’Interligne
261, chemin de Montréal, suite 310
Ottawa (ON) K1L 8C7
[email protected]
www.interligne.ca
facebook.com/linterligne
twitter.com/linterligne